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Poursuivons avec des extraits du Sutra Prajnaparamita Hridaya aussi appelé le Sutra du Cœur, tirés du livre « Textes Bouddhistes Mahâyâna », traduit en anglais par E. B. Cowell, F. Max Müller et J. Takakusu.Le plus Grand Sutra Prajnaparamita Hridaya« Adoration à l’Omniscient ! Voici ce que j’ai entendu : Un jour, le Bhagavat [le Seigneur Bouddha] résidait à Râgagriha, sur la colline de Gridhrakûta, en compagnie d’un grand nombre de Bhikshus et d’un grand nombre de Bodhisattvas. À cette époque, le Bhagavat [le Seigneur Bouddha] était plongé en méditation, appelée Gambhîrâvasambodha. Et au même moment, la grande Bodhisattva Âvalokitesvara, Qui Se livrait à l’étude de la profonde Pragñâpâramitâ [Perfection de la Sagesse], pensa ainsi : “Il y a les cinq Skandhas [Agrégats], et Il (le Bouddha) les considérait comme étant vides par nature.” Alors, le Vénérable Sâriputra, par le pouvoir du Bouddha, S’adressa ainsi à la Bodhisattva Âvalokitesvara: “Si le fils ou la fille d’une famille souhaite étudier la profonde Pragñâpâramitâ [Perfection de la Sagesse], comment doit-on l’instruire ?” Sur ce, la grande Bodhisattva Âvalokitesvara S’adressa ainsi au Vénérable Sâriputra :“Si le fils ou la fille d’une famille souhaite s’adonner à l’étude de la profonde Pragñâpâramitâ [Perfection de la Sagesse], il doit penser ainsi : Il y a cinq Skandhas [Agrégats], et il les considérait comme vides par nature. La forme est vacuité, et la vacuité est en vérité forme. La vacuité n’est pas différente de la forme ; la forme n’est pas différente de la vacuité. Qu’est-ce que la forme qui est le vide, qu’est-ce que vide qui est la forme ? Ainsi, la perception, le nom, la conception et la connaissance sont également vacuité. Ainsi, ô Sâriputra, toutes les choses ont le caractère du vide, elles n’ont ni commencement ni fin, elles sont sans défaut et non sans défaut, elles ne sont ni imparfaites ni parfaites. C’est pourquoi, ô Sâriputra, ici, dans ce vide, il n’y a ni forme, ni perception, ni nom, ni concept, ni connaissance. Ni œil, ni oreille, ni nez, ni langue, ni corps, ni esprit. Il n’y a ni forme, ni son, ni odeur, ni goût, ni toucher, ni objets. Il n’y a pas d’œil, etc., jusqu’à ce que l’on en arrive à : il n’y a pas d’esprit, pas d’objets, pas de connaissance mentale. Il n’y a ni connaissance, ni ignorance, ni destruction (de l’ignorance), jusqu’à ce que nous en arrivions là, il n’y a ni déclin ni mort, ni destruction du déclin et de la mort ; il n’y a pas (les Quatre Vérités, à savoir) qu’il y a de la souffrance, l’origine de la souffrance, la cessation de la souffrance et le chemin qui y mène. Il n’y a ni connaissance, ni obtention, ni non-obtention du Nirvâna. C’est pourquoi, ô Sâriputra, comme il n’y a pas d’atteinte (du Nirvâna), un homme qui s’est approché de la Pragñâpâramitâ [Perfection de la Sagesse] des Bodhisattvas demeure (pendant un temps) enveloppé dans la conscience. Mais lorsque l’enveloppe de la conscience a été anéantie, alors il devient libre de toute peur, hors de portée du changement, jouissant du Nirvâna définitif. Tous les Bouddhas du passé, du présent et du futur, après s’être approchés de la Pragñâpâramitâ [Perfection de la Sagesse], se sont éveillés à la connaissance parfaite suprême. C’est pourquoi nous devons connaître le grand verset de la Pragñâpâramita [Perfection de la Sagesse], le verset de la grande sagesse, le verset inégalé, le verset qui apaise toute douleur – c’est la vérité, car ce n’est pas faux – le verset proclamé dans la Pragñâpâramitâ [Perfection de la Sagesse] : “Ô sagesse, partie, partie, partie vers l’autre rive arrivée à l’autre rive, Svâhâ !” Ainsi, ô Sâriputra, un Bodhisattva devrait enseigner dans l’étude de la profonde Pragñâpâramitâ [Perfection de la Sagesse].” Puis, lorsque le Bhagavat [le Seigneur Bouddha] fut sorti de cette méditation, Il félicita la Vénérable Bodhisattva Avalokitesvara en disant : “Bravo, bravo, noble fille ! Il en est ainsi, noble fille. C’est en effet ainsi que doit être pratiquée cette étude de la profonde Pragñâpâramitâ [Perfection de la Sagesse]. Telle que Tu l’as décrite, elle est saluée par les Arhats Tathâgatas.” Ainsi parla le Bhagavat [Seigneur Bouddha] d’un esprit joyeux. Et le Vénérable Sâriputra, et l’Honorable Bodhisattva Avalokitesvara, et toute l’assemblée, ainsi que le monde des dieux, des hommes, des démons et des fées, louèrent le discours du Bhagavat [le Seigneur Bouddha]. Ici s’achève le Pragñâpâramitâhridayasûtra. »











